Le temps de la justice et le temps médiatique ne sont pas les mêmes. Mgr Charles Morerod, qui s’est récemment vu reprocher par les médias d’avoir ignoré des faits d’abus sexuels, réfute vigoureusement avoir couvert des abus ou en avoir protégé les auteurs. Trois enquêtes sont en cours. Privilégiant toujours la justice à la précipitation, des mesures provisionnelles ayant été adoptées, les décisions nécessaires seront prises, une fois les conclusions des enquêtes connues.
En ce qui concerne les accusations portées contre l’abbé F., Mgr Morerod a transmis – comme il le fait toujours – l’intégralité des informations en sa possession à la police (en novembre et au fur et à mesure de l’arrivée de nouveaux éléments). Une enquête de police est en cours.
En parallèle (la police ayant dans un premier temps considéré que rien de pénal n’apparaissait), Mgr Morerod, se devant de prendre des mesures canoniques, a mandaté un enquêteur externe et neutre, Me Maurice Harari, pour faire la lumière sur les manquements au droit canonique de l’abbé F. et d’autres personnes. Une enquête canonique préalable est ainsi en cours.
Par ailleurs, Mgr Morerod conteste vigoureusement avoir caché des faits et réaffirme que « nommer un curé en étant au courant de tels faits serait non seulement faux mais aussi stupide ». Toutefois, les affaires récentes entraînent une troisième enquête, interne, sur la non-transmission d’informations, le manque de discernement et la disparition de documents.
Ainsi, trois enquêtes sont en cours. Pour l’heure, le ministère de l’abbé F. a été retiré, pour toutes ses fonctions.
Préférant la justice à la précipitation et compte tenu du fait que d’autres témoins peuvent s’exprimer, Mgr Morerod ne communiquera plus sur le sujet avant de disposer des résultats des enquêtes.
L’évêque vous remercie pour votre patience et rappelle que toute personne qui connaît des faits doit les signaler (d’abord à la police), comme nous le demandons avec insistance depuis longtemps.
Le Service diocésain de la communication
Jeune mariée, Aurelia Dénervaud-Pellizzari, née en 1993, travaille depuis 2021 au service de l’Église dans le diocèse, tant à l’évêché que dans la région diocésaine Fribourg francophone. Depuis décembre 2023, elle est adjointe de la précédente représentante. Titulaire d’un master en études muséales avec un accent sur l’art chrétien auprès de l’Université de Neuchâtel, elle a mis ses compétences au service de commissions d’art sacré (Commission d’art sacré de la région diocésaine de Fribourg et Conseil épiscopal Art Sacré) et s’est investie dans la recherche de provenance. À la suite de son master, elle a étudié les sanctorales (livres qui contiennent les prières pour certains jours de saints) et bréviaires (livres contenant l’ensemble des prières lues à certaines heures de la journée) de la Cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg au sein du département de liturgie de la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg, approfondissant ainsi ses connaissances dans ce domaine. Polyglotte (français, allemand, italien), elle allie expertise académique et engagement pastoral. Elle se réjouit d’assumer cette nouvelle responsabilité au service de la vie ecclésiale. (photo : João Carita)
Roberto De Col, né en 1981, marié et père de trois enfants réside au Mont-sur-Lausanne. Agent pastoral laïc, il est engagé dans l’Église depuis près de vingt ans. Son parcours a débuté par une forte implication dans le monde de la jeunesse, en tant qu’animateur, aumônier dans une école professionnelle, puis responsable du « Département 15-25 ans (PASAJ) » de l’Église catholique dans le Canton de Vaud. Depuis trois ans, il occupe la fonction de Responsable du Département Solidarités. Il y coordonne une équipe de plus de trente agents pastoraux œuvrant dans les domaines de la migration, des prisons, des mineurs placés, de la pastorale de rue, du monde agricole, ainsi que dans les champs de la justice écologique et sociale. Il est également membre de l’Équipe de soutien d’urgence (ESU), intervenant sur mandat de la police pour accompagner les personnes victimes de traumatismes. Titulaire d’une licence en théologie de l’Université de Strasbourg, d’un master en sciences sociales de l’Université de Lausanne et d’un CAS en Grands défis et leadership de l’école d’ingénieurs d’Yverdon, Roberto est membre du Conseil épiscopal Écologie depuis sa création. Il s’engage avec cœur dans sa nouvelle fonction de représentant de l’évêque pour l’écologie. (photo : Bernard Hallet /
Marié et père de trois enfants, Philippe Becquart est juriste et diplômé de l’Institut d’Études politiques de Paris ; il obtient sa licence canonique en théologie à l’Université de Fribourg en 2003. Collaborateur scientifique à la Faculté de théologie, il enseigne ensuite la philosophie, l’éthique et la science des religions pendant dix ans dans les collèges fribourgeois. Il a dirigé de 2016 à 2022 le Département des Adultes de l’Église catholique dans le Canton de Vaud (formation ; vie spirituelle ; pastorale des couples et des familles). Nommé à l’été 2022 par Mgr Morerod adjoint du représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud, il a eu pour mission d’accompagner les Départements de la santé, de la jeunesse, des solidarités ainsi que les chantiers de la formation. Il a représenté l’Église dans plusieurs lieux institutionnels à forts enjeux œcuméniques et interreligieux. Membre de la Commission suisse synodalité depuis l’été 2024, Philippe Becquart a fait de la transformation pastorale des communautés chrétiennes le principal défi de son action. Il est le coordinateur de l’activité pastorale de l’Espace Maurice Zundel à Lausanne depuis février 2025.